Portugal : le Premier ministre déterminé à légaliser le mariage homosexuel

Portugal : le Premier ministre déterminé à légaliser le mariage homosexuel


Le Premier ministre portugais José Socrates s'est dit déterminé à légaliser le mariage homosexuel - comme il s'y était engagé pendant sa campagne - en présentant jeudi son programme de gouvernement.
Le Premier ministre portugais José Socrates a présenté jeudi devant l'Assemblée nationale son programme de gouvernement, calqué "exactement" sur le programme électoral du Parti socialiste qui, bien que minoritaire, "a gagné les législatives", a-t-il rappelé.

Parmi les sujets sensibles, José Socrates a réaffirmé sa ferme intention de légaliser le mariage homosexuel, rejetant les récents appels, notamment de l'Eglise catholique, à un référendum.

Contrairement à la dépénalisation de l'avortement qui a nécessité deux référendums - le premier, en 1998, avait vu la victoire du "non" avant que le oui" l'emporte en 2007 -, José Socrates a exclu cette fois-ci l'organisation d'une consultation populaire réclamée par une partie de la droite, des socialistes catholiques et par l'Eglise.

"Je n'accepte aucune leçon de démocratie, ni les arguments de ceux qui se souviennent des référendums quand ça les arrange. J'ai assumé cette proposition dans mon programme électoral, je l'ai défendue en débat public. J'ai donc une totale légitimité pour la proposer et la faire approuver par ce parlement", a-t-il déclaré.

José Socrates, qui a perdu la majorité absolue lors des dernières législatives du 27 septembre, compte s'appuyer sur les voix de l'ensemble des partis de gauche, favorables au mariage gay et majoritaires au parlement.

Le chef du gouvernement a rappelé que ce projet de loi était "un geste" à l'endroit des homosexuels que sa génération "a mal traités".

Toutefois le premier ministre n'a pas mentionné la question de l'adoption par les couples homosexuels, qui ne figure pas dans son programme et ne devrait par conséquent pas figurer dans son projet de loi comme le réclament les Verts et le Bloc de gauche (BE, extrême gauche).

Le programme du gouvernement doit être débattu pendant deux jours au Parlement mais ne devrait pas être soumis au vote, aucun parti n'ayant exprimé l'intention de déposer une motion de censure. src e-llico
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 10:21

Facebook mis en cause pour des profils homophobes

Facebook mis en cause pour des profils homophobes



Un étudiant gay avignonnais attaque le réseau social Facebook en justice après la découverte récurrente de profils homophobes appelant à la violence contre les gays. La loi française sanctionne ce délit d'amendes et d'emprisonnement.
En mars dernier, Nicolas Canut, un étudiant en droit d'Avignon, reçoit une invitation à rejoindre un groupe prônant l'homophobie alors qu'il surfe par hasard sur le réseau social Facebook.

Surpris et choqué, il entreprend des recherches sur le site américain et découvre plusieurs pages de groupes rassemblant des centaines de membres qui font l'apologie du nazisme et s'en prennent violemment aux homosexuels.

Il porte alors plainte auprès du Procureur de la République d'Avignon pour incitation à la haine raciale et incitation à la violence envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle.
Sa plainte aboutit et conduit Facebook à supprimer les profils incriminés.

Pourtant, il y a quelques jours, le jeune homme découvre un nouveau groupe de discussion, toujours sur Facebook, français celui-là, intitulé "Anti PD" qui entre autres commentaires ne peut "pas blairer les "PD" mais invite aussi à "couper les mains des homosexuels".

Il contacte le site, qui se contente d'excuses et promet d'alerter ses modérateurs. Nicolas Canut décide alors d'entamer une nouvelle procédure contre l'administrateur du groupe et contre Facebook.
Mais cette fois-ci le jeune homme veut aller plus loin. Il souhaite que Facebook soit mis hors ligne durant 24 heures afin que ses responsables puissent le "nettoyer de ce genre de groupes".

Des découvertes comme celles-ci posent la question de la responsabilité de ce type de site par rapport aux contenus. Facebook ne s'en estime "pas responsable", mais la loi française est différente de la législation américaine sur laquelle se base le réseau social pour tenter de dégager sa responsabilité.

En matière de propos homophobes, c'est la loi du 30 décembre 2004 qui s'applique en France et qui sanctionne "l'injure, la diffamation et la provocation à la haine envers une personne en raison de son orientation sexuelle". Les sanctions prévues par la loi vont de 6 mois à 5 ans d'emprisonnement et de 22.500 à 45.000 euros d'amende.

Photos : France 3 et La Provence
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 14:08

Mariage homosexuel au Portugal : l'Eglise catholique veut un référendum

Mariage homosexuel au Portugal : l'Eglise catholique veut un référendum

L'Eglise catholique portugaise a défendu mercredi la réalisation d'un référendum sur la légalisation du mariage homosexuel, mesure qui figure au programme du nouveau gouvernement socialiste.
"De la même façon qu'il y a eu un référendum sur l'interruption volontaire de la grossesse, il devrait y en avoir aussi un pour le mariage homosexuel", a déclaré le porte-parole de la Conférence épiscopale portugaise Manuel Marujao, estimant que cela permettrait "un débat clarificateur".

"On ne décide pas derrière le dos du peuple sans qu'il y ait d'abord cette clarification au sein de l'opinion publique", a souligné le père Marujao, cité par l'agence Lusa.

Avant les élections législatives de septembre dernier, le Premier ministre José Socrates s'était engagé à autoriser les unions homosexuelles, une mesure retenue dans le programme de son nouveau gouvernement, qui sera débattu au parlement jeudi et vendredi.

L'Eglise s'était déjà prononcée contre le mariage gay et "en faveur du vrai mariage", mais l'évêque de Porto a relancé le débat en affirmant mardi soir que le référendum était "une possibilité tout à fait admissible".

Le Parti socialiste (PS) a aussitôt réagi par la voix du chef de son groupe parlementaire, qui a déclaré qu'une consultation référendaire n'aurait "aucun sens". "Ce parlement a toute la légitimité pour traiter cette question et il le fera prochainement", a affirmé le député Francisco Assis.

Mais, au sein même du PS, le sujet ne fait pas l'unanimité et le groupe de militants socialistes catholiques a appelé le Premier ministre à faire preuve du "courage personnel et politique pour réaliser un référendum national sur ce thème".

Comme l'avait annoncé José Socrates, le PS défendra la légalisation le mariage homosexuel au parlement, où il ne dispose que d'une majorité relative, mais pas l'adoption par des couples de même sexe.

Le Portugal, où la religion catholique est très largement majoritaire, avait dépénalisé l'avortement en 2007, à la suite d'un référendum. src e-llico

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 14:05

Etats-Unis : les électeurs encore rétifs au mariage homosexuel

Etats-Unis : les électeurs encore rétifs au mariage homosexuel



En rejetant par référendum le mariage homosexuel mardi soir, les électeurs de l'Etat du Maine ont confirmé une nette tendance aux Etats-Unis : les élus locaux sont beaucoup plus prompts que l'opinion populaire à accepter l'union de personnes du même sexe.
Le Maine, réputé libéral sur les questions de société, était un des rares Etats américains à offrir aux gays et lesbiennes la possibilité de s'unir civilement. Mais, mardi soir, les électeurs ont rejeté à 53% contre 47% la loi adoptée en mai dernier qui prévoyait l'établissement de cette union.

Avec ce vote, la liste s'allonge des Etats où le vote populaire défait ce que les juges ou les élus tentent d'établir.

Le "non" des électeurs au mariage homosexuel a récemment prévalu dans 31 Etats, en comptant le Maine.

Il y a un an en Californie, les électeurs avaient renversé une décision de la cour suprême de l'Etat en faveur de l'union homosexuelle, pour, au contraire, ne reconnaître que le seul mariage entre personnes de sexes opposés comme conforme avec la Constitution de cet Etat de l'ouest américain.

Jusqu'ici, aucun référendum organisé sur la question aux Etats-Unis n'a vu le "oui" l'emporter, et seuls cinq Etats ont reconnu le mariage homosexuel, la plupart du temps par décision de justice.

Ces Etats sont le Connecticut, le Massachusetts, le Vermont et le New Hampshire (tous du nord-est) et l'Iowa, dans le centre du pays.

Plusieurs Etats dont celui de New York, du New Jersey et la capitale fédérale Washington préparent actuellement des législations similaires.

"L'institution du mariage a été sauvegardée!" a jubilé Frank Schubert, le directeur de campagne de l'organisation mobilisée contre le mariage gay, Stand For Marriage, à l'annonce des résultats du Maine.

"Victoire!", s'est exclamée sur son site internet la National Organisation for Marriage, qui a participé financièrement aux campagnes contre la légalisation du mariage gay.

A l'opposé, les partisans de l'union homosexuelle ont encaissé leur échec avec "une profonde déception", comme The National Gay and Lesbian Task Force. Joe Solmonese de Human Rights Campaign de son côté a fait part à l'AFP de sa "grande et amère déception".

"C'est un combat de longue haleine", a par ailleurs averti Jesse Connolly, un des dirigeants de la campagne dans le Maine en faveur du mariage gay.

"2009 a prouvé qu'il était trop tôt pour soumettre le mariage gay au verdict des urnes, du moins dans beaucoup d'endroits du pays. Le Maine devient le 31e Etat (américain) consécutif à perdre un vote sur le mariage homosexuel. Cela veut-il dire que les esprits ne changent pas assez vite?", s'est-il interrogé.

A l'autre bout du pays, les électeurs de l'Etat de Washington (nord-ouest) ont approuvé à une très courte majorité (51%) l'extension de certains droits aux couples homosexuels, permettant par exemple à un couple de prendre des jours de congé lorsque l'un des partenaires est malade.

L'initiative avait prudemment été baptisée "Tout sauf le mariage" et a été saluée comme une victoire par les partisans des droits homosexuels.

"Pour les gays, les lesbiennes et leur famille, cette étape majeure nous rapproche d'un traitement équitable devant la loi", a affirmé Anne Levinson, présidente de l'association Washington Families Standing Together, citée par le Seattle Times.
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 14:05

Lutte contre sida : des associations s'inquiètent du manque de financement

Lutte contre sida : des associations s'inquiètent du manque de financement


Plusieurs associations ont lancé mercredi un cri d'alarme sur les problèmes de financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, qui ne devrait pas être à même de répondre aux demandes de subvention après 2010.
"Les besoins de financement de ces maladies ne sont pas couverts", a souligné Eric Fleutelot, de Sidaction, au cours d'une conférence de presse. Il a rappelé que 4 millions de personnes ont accès à un traitement anti-sida sur 11 millions de personnes qui en ont besoin, qu'il y a eu en 2007 9 millions de nouveaux cas de tuberculose et que le paludisme, qui a fait plus de 900.000 morts en 2006, concerne 247 millions de personnes.

La réduction des financements mondiaux, a-t-il dit, a entraîné par exemple une réduction de 25% du budget de lutte contre le sida de la Tanzanie. Il a signalé aussi des ruptures d'approvisionnement en antirétroviraux dans plusieurs pays d'Afrique comme l'Ouganda ou le Malawi.

En fin de semaine, le Fonds mondial doit tenir son Conseil d'administration à Addis-Abeba où il décidera du financement sur trois ans des projets déposés cette année. Or "il ne reste quasi rien en caisse", a souligné Emmanuel Trenado, de la coalition Plus.

En juillet le directeur exécutif du Fonds Michel Kazatchkine s'était alarmé de la baisse des financements, soulignant qu'il lui manquait trois milliards de dollars pour 2010 à cause d'une demande accrue de soins.

Selon les associations, les pays donateurs souhaiteraient en outre une annulation en 2010 du processus de présentation des projets. Quarante-neuf associations africaines de lutte contre le sida ont lancé mercredi un appel d'urgence pour qu'ils renoncent à ce projet.

Les pays industrialisés du G8 s'étaient engagés en 2005 à aider l'Afrique à atteindre l'accès universel aux antirétroviraux d'ici 2010. "Il y a urgence à ce que les pays riches répondent à leur engagements", a noté Pauline Londeix, de Act-up Paris.

Selon les associations, la députée UMP Henriette Martinez a suggéré dans un rapport de réduire la contribution de la France au Fonds mondial, pour mettre les sommes dégagées à disposition des opérateurs français, plus visibles.
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 14:03