Deux homosexuels, camerounais et chinois, menacés d'expulsion de France

Deux homosexuels, camerounais et chinois, menacés d'expulsion de France

L'Ardhis, SOS homophobie, Act Up-Paris et l'Inter-LGBT demandent l'annulation des procédures d'expulsion et la régularisation de la situation administrative de deux homosexuels menacés d'une expulsion imminente.
Un Camerounais de 30 ans fuyant les persécutions homophobes dans son pays, a été arrêté à Hendaye, une heure après avoir passé la frontière après un périple de plusieurs mois à travers l'Afrique et l'Espagne.
Or, au Cameroun, les relations homosexuelles sont punissables d'un emprisonnement d'un à cinq ans. Arrestations et condamnations interviennent régulièrement et la stigmatisation sociale et le chantage sont courants.

Un second cas concerne un Chinois de 37 ans, diplômé de lettres françaises et de gestion des entreprises à l'université de Nantes.
Il vit en couple depuis huit ans à Pantin avec un Français, Jean-Paul Marlet. Son retour forcé serait préjudiciable, tant pour lui que pour ses proches. Il a passé 10 ans de sa vie en France.

Tous deux sont actuellement placés au centre de rétention administrative d'Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) dans l'attente de leur expulsion.

"Pour chacun d'entre eux, l'expulsion vers leur pays d'origine les expose à la haine, aux persécutions, à des peines de prison du fait de leur homosexualité, qui détruirait la nouvelle vie qu'ils s'étaient employés à bâtir", soulignent les associations à l'origine de la mobilisation.

Elles rappellent que le statut de réfugié doit être accordé aux personnes LGBT ayant été ou risquant d'être persécutées par les pouvoirs publics de leur pays d'origine.

L'Ardhis, SOS homophobie, Act Up-Paris et l'Inter-LGBT demandent la libération des deux homosexuels afin que l'un et l'autre puissent effectuer les démarches et procédures leur permettant de rester en France. srcf e-llico
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 14:02

USA : après la Californie, le mariage gay abrogé par référendum dans l'Etat du Maine

USA : après la Californie, le mariage gay abrogé par référendum dans l'Etat du Maine


Les électeurs de l'Etat du Maine ont abrogé la nouvelle loi qui devait donner le droit de se marier aux couples homosexuels. Comme en Californie, c'est un référendum qui met fin à l'égalité.
Le référendum sur l'égalité devant le mariage dans l'Etat américain du Maine est perdu selon les résultats donnés par les médias.

Les opposants au mariage homosexuel avaient réussi à organiser un vote, se déroulant mardi, proposant l'abrogation de la nouvelle loi légalisant le mariage de même sexe dans le Maine votée en mai dernier.

Les abolitionnistes ont obtenu autour de 52 à 53% des voix contre 47 à 48% pour les défenseurs de l'égalité.

La légalisation du mariage de même sexe devait entrer en vigueur en septembre denier, mais avait été reportée après que les groupes confessionnels aient annoncé qu'ils avaient recueilli suffisamment de signatures pour pour provoquer un référendum sur la question.

Avec ce vote, le Maine est le deuxième État américain à abroger l'égalité du mariage après la Californie.

Le mariage homosexuel reste légal dans cinq Etats : le Vermont, le Connecticut, le Massachusetts, le New Hampshire et l'Iowa.

Les défenseurs du mariage gay, tout en concédant leur défaite, ont affirmé qu'ils allaient continuer à lutter pour l'égalité des droits.
Les partisans d'une loi fédérale en faveur du mariage de même sexe se voient confortés dans leur demande avec ce revers local qui risque fort de se répéter chaque fois qu'un Etat se risquera à autoriser l'égalité entre couples hetéro et homosexuels.

Joe Solmonese, le président de l'organisation LGBT Human Rights Campaign, a reproché à Barack obama d'être resté silencieux sur le débat se déroulant dans le Maine.
"Je suis déçu par son incapacité à s'exprimer sur cette question", a-t-il déclaré.

> Le référendum sur le partenariat domestique en bonne voie dans l'Etat de Washington

Petite consolation pour les défenseurs des droits LGBT : les électeurs de l'Etat de Washington semblent avoir approuvé (à 51%) - eux aussi par référendum dit "Ref 71" - une disposition instaurant le partenariat domestique, déjà adoptée par les députés cette année et promulguée en mai denier par le gouverneur démocrate Christine Gregoire, selon les premiers décomptes de voix.
Cette loi accorde aux partenaires des droits en matière de patrimoine, de succession, de visite dans les hôpitaux notamment. src e-llico
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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:05

Sida : l'oublié du Nobel 2008 de médecine se raconte dans un livre d'entretiens

Sida : l'oublié du Nobel 2008 de médecine se raconte dans un livre d'entretiens


Jean-Claude Chermann, co-découvreur du virus du sida avec les lauréats du Nobel 2008 Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi mais "oublié" du jury, raconte dans un livre comment le virus a été trouvé, comment le Nobel lui a échappé et où il en est de ses recherches sur un vaccin.
Dans "Tout le monde doit connaître cette histoire", le chercheur, répondant aux questions du journaliste Olivier Galzi, raconte son arrivée à l'Institut Pasteur, où il devient rétrovirologue et découvre avec son équipe -dont Françoise Barré-Sinoussi- le virus du sida, dans une unité que coiffe Luc Montagnier .

C'est lui qui écrit l'article du magazine spécialisé Science qui homologue la découverte, dit-il. D'où sa déconvenue, le 6 octobre 2008, quand le prix Nobel 2008 de médecine récompense "la découverte faite dans (son) laboratoire", sans récompenser "le chef du labo".

"C'est comme si le prix Pulitzer, rêve de tout journaliste, récompensait un de vos reportages en primant d'un côté le stagiaire qui vous a assisté, de l'autre le patron de votre chaîne en vous oubliant au passage", dit-il. "Je considère que le comité Nobel a entaché comme jamais sa réputation en prenant cette décision incompréhensible".

"Comment réparer ?" s'est demandé ensuite, selon lui, Nicolas Sarkozy qui lui a remis la médaille d'Officier de la légion d'honneur et a "promis une aide pour (ses) nouvelles recherches sur le vaccin".

Jean-Claude Chermann parle longuement des recherches elles-mêmes, explique en termes simples ce qu'est un rétrovirus, "un mécanisme de transformation de cellules tout à fait extraordinaire" qui "remonte dans l'ADN" de la cellule en utilisant une enzyme.

Il raconte la "guerre" de deux ans avec l'Américain Robert Gallo, qui assurait avoir lui-même trouvé le virus. Après un procès, les présidents Ronald Reagan et Jacques Chirac avaient signé un accord partageant entre les deux pays la paternité de la découverte, auquel le Pr Chermann était totalement opposé. Ce qui l'incite à démissionner de l'Institut Pasteur.

Dans son "Unité de recherche sur les rétrovirus et les maladies associées" (URRMA), à Marseille, le chercheur s'intéresse aux "non progresseurs", les porteurs du virus qui ne développent pas la maladie, qui "disposent d'un anticorps naturel dans leur organisme" bloquant un antigène "qui appartient à la cellule du patient".

Il dit avoir mis au point un kit pour dépister les non-progresseurs, "en cours de développement", et prévoit la mise au point d'un anticorps thérapeutique puis d'un vaccin thérapeutique, avant "un vaccin prévenant l'infection".

"Je suis peut-être un chercheur farfelu, mais je suis un chercheur farfelu qui trouve", assure Chermann, qui a fêté cette année ses 70 ans.

Jean-Claude Chermann, "Tout le monde doit connaître cette histoire", Stock, 288 pages, 19,50 euros.
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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:03

Grande-Bretagne : un scientifique jugeant les drogues douces peu dangereuses remercié

Grande-Bretagne : un scientifique jugeant les drogues douces peu dangereuses remercié


Le principal conseiller du gouvernement britannique sur les drogues a été poussé à la démission après avoir affirmé cette semaine que l'ecstasy, le cannabis ou le LSD étaient des substances moins dangereuses que l'alcool ou la cigarette.
Le ministre de l'Intérieur Alan Johnson a demandé au professeur David Nutt qui présidait le Conseil gouvernemental sur l'abus des drogues (ACMD), de remettre sa démission, soulignant qu'il avait "perdu confiance" en la capacité de l'expert à donner des avis impartiaux.

"Il est important que les messages du gouvernement sur les drogues soient clairs et qu'en tant que conseiller vous ne fassiez rien qui ne puisse rendre (ce message) confus pour le public", a souligné Alan Johnson.

Dans un rapport publié pour le Centre d'études sur le crime et la justice de l'université de King's College, le professeur Nutt a proposé un classement des substances légales et illégales par le degré de risque présenté pour l'utilisateur.

Selon ce classement, l'alcool est au cinquième rang des substances les plus dangereuses, derrière l'héroïne, la cocaïne, les barbituriques et la méthadone. Le tabac est au neuvième rang, et le cannabis, le LSD et l'ecstasy respectivement aux 11e, 14e et 18e rang.

Fumer du cannabis ne comporte qu'un "risque faible" de provoquer des maladies psychotiques, avait-il estimé.

David Nutt a aussi jugé que prendre de l'ecstasy n'était pas plus dangereux que de monter à cheval.

Critiquant la décision prise l'an dernier par le gouvernement de reclasser le cannabis comme une drogue douce dont la possession peut être punie par des peines allant jusqu'à cinq ans de prison, David Nutt avait estimé que les responsables politiques devraient mieux informer le public sur les risques réels encourus par la consommation de diverses substances.

Après avoir remis sa démission, le professeur s'est dit "déçu" par l'attitude du gouvernement.

"Nous vivons une période politique inhabituelle avec, je suppose, des élections (prochaines). Mais la politique c'est la politique et la science est la science, et il y a parfois un peu de tension entre les deux", a-t-il observé. src e-llico
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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:00

Dérapage homophobe : Nicollin convoqué devant le Conseil National de l'Ethique du foot

Dérapage homophobe : Nicollin convoqué devant le Conseil National de l’Ethique du foot



Louis Nicollin est convoqué devant le Conseil National de l'Ethique du foot le 16 novembre prochain après son dérapage homophobe du week-end dernier. Il affirme qu'il refusera toute sanction et s'en prend aux associations gay "qui veulent faire parler d'elles".
La Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon se dit satisfaite de la convocation de Louis Nicollin, le 16 novembre prochain, devant le Conseil National de l'Ethique (CNE) du foot après ses propos de samedi sur Canal + où il menaçait de "s"occuper" de Benoît Pedretti, le capitaine de l'AJ Auxerre, qu'il traitait de "petite tarlouze".

"Nous attendons que le CNE soit sans concession et ne tombe pas dans le piège de la banalisation de propos qui n'ont pas leur place dans notre société, affirme la LGP Montpellier. Nous mesurons chaque jour sur le terrain ce que des propos jugés par certains comme 'banals', occasionnent comme dégâts. Le sport, a fortiori le football, est souvent pris pour exemple par bon nombre de jeunes. Lorsque nous intervenons en milieu scolaire (pour ne parler que de celui-ci), force est de constater que ce même langage y est employé à l'égard de jeunes dont la sexualité est différente de celle de leurs camarades".

De son côté Paris Foot Gay (PFG) rencontre aujourd'hui le président de la Ligue Française Professionnelle, Frédéric Thiriez, et a rendez-vous avec Rama Yade dans deux semaines. "J'espère que tous deux nous apporteront leur soutien", espère Pascal Brethes du club gay.
En attendant, le PFG a décidé de saisir la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.

Le PFG ne se fait pas trop d'illusions sur la sanction dont pourrait écoper Nicollin. "Au pire, il sera condamné à regarder quelques matches en tribunes, déplore Pascal Brethes dans une interview à France Soir. Nous aimerions au moins qu'il signe la charte et diffuse le clip contre l'homophobie. S'il n'est pas homophobe, cela ne devrait pas le gêner ; nous demanderons d'ailleurs à la maire de Monptellier d'intervenir en ce sens".

Interrogé hier sur l'antenne de RMC, Louis Nicollin a fait savoir qu'il n'acceptera pas une lourde sanction de la part du CNE. Pour lui, "cette histoire a été réglée dimanche matin. J'ai appelé Benoît Pedretti pour m'excuser et il a accepté de suite".
"Ils ne vont pas me faire un deuxième trou au cul, a-t-il élégamment affirmé. D'ailleurs, je vais me renseigner sur ceux qui vont composer cette commission. Et s'il y a des donneurs de leçons, ils ont intérêt à être des saints".

Le président du club de Montpellier s'en est également pris à "ces associations qui veulent faire parler d'elles" au cours de cette interview, ajoutant à l'adresse du Paris Foot Gay qui réclame des sanctions à son encontre : "ils veulent que j'aille les entraîner aussi, en travaux d'intérêt général ?".
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 10:51